Charmed fait partie des séries qui, voilà déjà quelques années, ont relancé notre intérêt pour le petit écran. Après Buffy contre les vampires, nos trois sorcières faisaient figure de grandes nouveautés dans un paysage télévisul un peu morne. Le monde de la magie entrait donc tout à coup dans nos foyers et le public fut immédiatement séduit par cet univers fantastique peuplé de créatures étonnantes, de sorts inventifs et de menaces maléfiques en tous genre. Nous nous sommes tous laissés entraîner dans la perspective de trouver un monde parallèle au nôtre, ouvert sur le rêve et donnant vie, sans doute, à nos craintes les plus enfouies.
A l'époque de "ma sorcière bien-aimée", sorte de pré-Charmed, l'histoire d'une série pouvait sans doute se résumer à quelques pages. Dès les premiers épisodes, Charmed a demontré la force de son intrigue grâce à une mythologie savamment élaborée qui offre des perspectives innombrables de scénario. Outre une généalogie complexe qui engendre bien des intrigues, le monde de Charmed suit un vrai code avec ses lois, ses êtres spécifiques, créant ainsi pour les fans, un véritable univers.
Après notre bonne vieille Buffy, il semble évident que la petite lucarne s'ouvrait pour les filles ! Bon, sans compter Julie Lescaut bien sûr, il était tout de même temps que les femmes soient représentées autrement que comme faire-valoir des supers héros !!! Et quelles filles ! Capables de combattre les pires démons avec des pouvoirs qui n'ont rien à envier à Superman, de lancer des sorts à vous retourner la galaxie, elles démontrent qu'en outre, on peut très bien continuer à être une femme avec ses histoires d'amour et ses quelques petites préoccupations futiles qui nous font bien rire, et, en même temps, être de féroces guerrières.
Chaque épisode nous offre son lot de bagarres. Phoebe étant la reine du combat, c'est souvent elle qui s'y colle, nous régalant de chorégraphies de streetfight sans égals. Si les autres filles sont moins physiques, elle n'en restent pas moins de vaillanyres combattantes magiques, ne reculant pas devant les boules de feu innombrables envoyées par des démons avides de corps à corps. Si bien qu'avec autant de violences, on se demande comment le Manoir tient encore debout, tellement tout a été cassé à l'intérieur.
Ben alors quoi, c'est vrai après tout ! Ce n'est pas parce qu'on suave le monde tous les jours qu'on ne peut pas rire un peu. L'humour est sans doute un des ingrédients clé du succès de la série. Bien que nos héroïnes aient chacune leur personnalités, elles ont néanmoins en commun le sens de la dérision, n'hésitant pas à rire de leurs propres petits défauts. Entre les gaffes de Phoebe, les sorts ratés de Paige, les énervements de Piper aux conséquences désastrueuses, on ne compte plus les scènes burslesques qui ont marqué la série. Et je vous passe les transformations de démons en cochons ou autres créatures grotesques ! Pour notre plus grand plaisir, personne n'échappe au ridicule dans Charmed.
Mon pauvre coeur ne compte plus les fois où il s'est emballé au cours d'un épisode de Charmed. Combien de moments désespérés nous ont tiré des larmes ? Lorsque Léo manque de mourir et que Piper le sauve par amour, à la mort de Prue, lorsque Cole part. Allez, j'arrête, je sens que mon pacemaker s'emballe !
7 des personnages attachants (le 11/06/2006 à 11h52)
Et bien sûr, si nous sommes capables de ressentir ces fortes émotions, c'est que dès les premiers épisodes, les scénaristes ont su nous captiver avec des personnages attachants. D'une part fascinants par leur dons incroyables, et coilà de quoi nous faire rêver, ils sont en même temps si humains qu'on a envie de s'identifier à eux..., à tel point qu'au bout de quelques épisodes, on éprouve l'agréable sentiment de faire partie de la famille Halliwell. Si Paige venait sonner à ma porte pour me demander un peu de racines de pissenlit pour une potion, je ne serais même pas étonnée. Euh... enfin... si un peu quand même !
8 une palette de garçons étonnante (le 11/06/2006 à 12h00)
Si nous les filles, sommes fières que ce soient des femmes qui tiennent le "haut du pavé", ce n'est pas une raison pour blesser les garçons dans leur amour-propre et les empêcher de regarder la série. Alors pour équilibrer le tout, notont que les hommes dans Charmed ne déméritent pas. Léo, l'être de lumière, à Cole le démon au sourire ravageur, en passant par le charmant petit Wyatt et le beau Chris, on pourrait presque réaliser une série à part entière qu'avec les garçons.
9 de multiples perspectives (le 11/06/2006 à 15h58)
Avec l'entrée de Chris et Wyatt dans le jeu, il est facile d'imaginer que l'histoire de Charmed Ones ne finira pas avant un bout de temps. Ces deux petits sorciers en cours de formation nous ouvrent les perspectives d'un monde magique en devenir. Et comme les démons ne semblent pas prêts à lacher l'univers en faveur du bien, le combat n'est pas près de s'arrêter de si tôt. Enfin, même si la série voit sa saison finale, il restera toujours des pistes pour ne pas complètement oublier cet univers génialement inventé.
10 les retours et déplacements dans le temps (le 11/06/2006 à 16h05)
Alors, même si on finit par avoir le tournis et à ne plus s'y retrouver, les retours et déplacements dans le temps nous permettent de mieux comprendre le passé des Halliwell et ses conséquences sur leurs vies. De plus, cela démontre que la magie a existé de tous temps et donne lieu à quelques savoureux épisodes où nous découvrons nos heroïnes soit au Moyen Age soit dans les années 1970. Quand au futur, essentiellement évoqué par l'arrivée de Chris par exemple, c'est un éclairage intéressant qui a fait considérablement rebondir l'action.