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| La magie noire (le 25/03/2006 à 18h29) |
Il faut savoir qu'il est facile de devenir l'esclave de cette forme de magie...plutôt que son maître. La magie noire répond aux plus bas instincts des personnes ; la mesquinerie, l'envie, le désir de vengeance, le désir sexuel sans amour et sentiment, la convoitise et l'avarice, la jalousie, le besoin de faire mat etc... Toutes ces intentions ont un prix, car il est difficile de se débarrasser de ces sentiments une fois qu'on les a goutés. En fait, c'est là le plus grand danger : une fois pris dans cette ronde infernale, il est très difficile de s'en dégager, car cette forme de pouvoir entraîne une trés grande dépendance et se trasforme rapidement rn besoin, un peu comme une drogue qui devient indispensable pour continuer à vivre.
PRUDENCE : Il faut comprendre que sa pratique est dangereuse à plusieurs niveaux : que, par exemple, les énergies négative ne partiront pas d'elle-même, que les sentiments comme la jalousie et l'envie resteront avec vous et la soif de pouvoir ira toujours grandissante. Vous serz toujours plus attiré vres l'obscur, vers les ténèbres. Avant de prendre cette voie, sachez qu'il est trés facile d'y accéder et encore plus facile d'obtenir des résultats, du moins au début, mais le prix n'en est pas moins élevé car, une fois sur cette route, il deviendra de plus en plus difficile de vous en éloigner... jusqu'au moment où ça sera impossible. Un petit sortilège de rien du tout pour vous venger de quelqu'un peut vous sembler anodin, mais comment réagirez-vous la prochaine fois ? Dominer les autres ? Mais une fois l'habitude prise.....
LE GRIMOIRE DE LA MAGIE NOIRE EST LE "GRIMOIRE D'ALADIAH" |
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| Le culte du diable (le 25/03/2006 à 18h56) |
Le culte du diable naquit dans les premiers jours de l'humanité, s'adjoindre l'aide des démons ou tenter de les dominer a toujours hanté l'esprit des hommes.
Au cours des premiers siècles de notre ère, l'église adopta vis-à-vis des sorciers une position de sagesse, ne punissant que de trés faibles sanctions ceux qui se laissaient tenter par la magie et la sorcellerie. Ce fut en 506 lors du concile d'Agde, que l'on décida de les excommunier, en 589 à Narbonne on ajouta à cette peine, les châtiments corporels, mais c'est certainement Alexandre IV qui commit la pire des erreurs en 1257 il jeta officiellement l'anathème sur les sorciers, les déclara hérétiques et habilita l'inquisition à les poursuivre. La réaction à cet interdit ne se fit pas attendre, la magie et la sorcellerie dont on parlait peu à l'époque commencèrent à déchaîner les passions et finirent par fasciner le peuple, les sorciers assez rare à cette époque se multiplièrent, les supplices qu'on leur infligea publiquement n'eurent pas le but escompté, ils entretinrent un climat favorable à l'expansion de la sorcellerie.
Les premiers écrit relatant les Messes Noires telles que nous les connaissons actuellement datent du moyen âge, par contre nous trouvons dans la Rome ancienne des récits de Messe de Sang célébrées par ELAGABAL qui acoompagnés de ses mages sacrifiaient ne nombreusex enfants afin de glorifier les démons infernaux, dans un rite de sang destiné à célébrer l'amour de la volupté et de la mort.
La magie diabolique et toute ses variantes sont des façons de célébrer l'ennemi de Dieu, ainsi que de lui demander secours ou puissance.
L ABBE GUILBOURG :
Cette femme de nature assez pernicieuse craignait de perdre les faveurs de louis XIV, prête à tout, elle consulta mages et sorciers qui foisonnaient à Paris. Le destin lui concéda de rencontrer celle qui devint sa conseillère damnée, catherine la voisin, une femme qui s'occupait de préparations cosmétiques, de poison, de drogues et de magie. Celle-ci tira parti de cette tendance diabloique afin de s'enrichir. C'est elle-même qui cite cette phrase : "quand je leur disais que ce serait dès qu'il plairait à Dieu, elles me répondaient que je n'étais pas très maligne", voilà qui résume le voeu de ses clientes.
De nombreux écrivaivains la narrèrent, une des plus célèbre étant certainement la Messe Noire pratiquée par le chanoine Docre dans le célèbre roman de Huysmans "là-bas". Le cinéma nous la fait souvent revivre, accompagnées de ces rituels les plus sanglants.
Il subsiste à notre époque de trés nombreux satanistes qui s'ils perpétuent un culte au Diable et pratiquent toujours des Messes Noires rejettent formellement le sacrifice humain oi animal.
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| La danse des sorcier au sabbat (le 26/03/2006 à 10h51) |
"strozzi dit avoir vu autout d'un chataignier un cercle dont la terre était aussi aride que les sables de la Libye, parce que les sorciers y dansaient et y faisaient le sabbar"
Les descriptions rapportées de sabbats sont formelles : la danse y tenait une place majeur telles qu'on les entend de nos jours, mais bien orgies et débauches, stupre et fanatisme envers le blasphémateur. Ceci amena de lancre à se pencher sur le sujet dans son tableau de l'inconstance des mauvais Anges et Démons, auquel il consacra le discours IV du livre III, de façon approfondie et documentée, parfois cocasse. Le texte de l'édition princeps de 1612, sur lequel est basé la suite, est plus ou moins compréhensible mais cependant quelque peu ennuyeux à la lecture de part la non différenciation de certaines lettres notamment. Il a ainsi été "traduit", adapté et annoté par mes soins. Cette version demeure donc la propriété exclusive du webmaster.
Que la danse a été tirée de la guerre (non traduit car inutile au présent texte)
que la sarabande est la danse la plus passionnée qui ait jamais été.
que la danse des sorciers est une danse de furieux et de gens forcenés.
que le diable prend plaisir au sabbat de danser avec les plus belles.
que le dire de Cicéron, Nemo fe re saltat sobrius, se trouve faux aux danses des sorcières au sabbat.
jamais fille ne revint du bal aussi chaste qu'elle y est allée.
la forme sous laquelle on danse au sabbat.
que les boiteux, les décrépit et les estropiés dansent au sabbat plus légèrement que les autres.
la saltacione é soggetto di persone ignobili, dit l'italien.
de labourd sont voisins, aussi n'ont-ils pas une danse noble comme ceux qui sont plus en avant dans la France : ainsi toutes les danses les plus maladroites, celles qui agitent et tourment le corps, qui le défigurent, et qui sont les plus indécentes sont venues de là. Toutes les Pirryques, les morisques, les sauts périlleux, les danses sur les cordes, la Castaca du haut des échelles, le vol avec des fausses ailes, les pirouettes, la danse sur les demi piques, l'Escarpolette, les rondades, les forces d' Hercule sur la femmes renversée sans toucher le sol du dos, les Canarie des pieds et des mains, ces batelages sont presque tous venus d'espagne. Et naguère elle nous a encore donné comme nouvelle invention la Chicona ou Sarabande, laquelle Clèment Alexandrin appelle mutam turpidinem, et un ancien père de dire que c'est Fabella ventorum quibus incendium concupiscente accidentur.
C'est la danse la plus librique et la plus effrontée qui se puisse voir, que des courtisanes Espagnoles devenues comédiennes ont tellement répandue sur nos théâtre que maintenant nos petite filles la danse parfaitement. D'ailleur c'est la danse la plus violente, la plue animée, la plus passionnée, et dont les gestes, bien que muet, semblent plus que tout demander ce que l'homme lubrique désire de la femme. Car l'homme et la femme passant et repassant plusieurs fois à certains pas mesurés l'un près de l'autre, on dirait que chaque membre et petite partie du corps cherche et prend sa mesure pour se joindre et s'associer l'un l'autre en temps et en lieu. Seule la Bergamasque est venue d'Italie, et n'est aucunement accompagnée de gestes malhonnêtes, mais peu enclin au repect de l'autre.
Or toutes ces danses se font encore avec beaucoup de liberté et plus effrontément au sabbat, car les sages et modérées croient ne pas faillir en commettant l'inceste toute les nuits avec leur père, frère et autres plus proches, voire en présence de leur mari, et tiennent même à titre de royauté comme reine du sabbat, d'être connues publiquemment devant tout le monde de ce malheureux démon, bien que son accouplement soit accompagné d'un merveilleux et horrible tourment.
Il est bien certain que la plupart des peuples, autrefois, usaient et pratiquaient la danse durant leurs sacrifices, voire en toutes leurs fêtes les plus solennelles. Les filles en Perse s'approchant de la coutume qui s'observe au sabbat, adoraient le soleil, dansant toutes nues au son de quelques instruments, comme font nos sorcières, qui dansent en ces maudites assemblées, parfois nues, parfois en chemise, un gros chat attaché à leur dos, comme nous l'ont dit plusieurs d'entre elles. |
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| Que la danse des sorciers est une danse de furieux (le 27/03/2006 à 08h44) |
Mais les danses des sorciers sont d'autre sorte, car elles rendent presque tous les hommes furieux, et font le plus souvent avorter les femmes. Non pas que je sois de l'avis de Bodin, lequel dit que la volte, outre les mouvements violents et impudiques, a cela de mauvais qu'une infinité d'homicides et d'avortements en adviennent, a été porté en France par les sorciers Italiens, car la vérité est qu'il ne s'en danse en nul lieu d'Italie, sauf en Piedmont, fort peu en quelques coins de Lombardie et l'ont emprunté du voisinage de nos Provençaux, et du temps où Nice était à nous, nous la leur avons apprise, ou bien lorsque nous avions tant de bonnes villes en Piedmont, et de fait par tout ce pays là, l'appellent la Nisarda et est la danse la plus commune au Piedmont qui se danse au bal, soit en ville, soit au fête des villages, si bien qu'on emploie la plus grande partie du temps que le bal se tient sans danser autre chose, tant cette grande agitation leur plaît.
Je ne voudrais pas pour cela sauter à l'autre extrémité, et faire comme ceux de Genève, qui haïssent toute sorte de dance. Car le diable leur en apprend parfois de plus rudes qu'aux autres, et les fait souvent danser avec le bâton, comme on fait avec les animaux.
Temoin de ce que dit Bodin, que Satan avait appris à une jeune fille de Genève à faire danser et sauter toute personne qu'elle touchait avec une verge de fer qu'il lui avait baillé, et se moquait des juges qui lui faisaient le procès disant qu'ils ne pourrait la faire mourir.
Je dirai donc volontier et donnarait pour avis aux sorciers ou sorcières, et surtout aux jeunes fillettes qui se laissent débaucher en sorceler par ce vieux bouc de Satan, ce que très à propos disait Théocrite :
VOS VERO CAPELLAE, NOLIT SALTAIE, NE FORTE NI HICUS INCURRAT.
Ne sautez point jeunes fillettes, et ne vous agitez point, afin que ce malheureux bouc ne coure après vous. Le Diable qui se représente en bouc au sabbat fait tous ses exercices sous la figure et la forme de cet animal, animal si désagréable, si immonde et si puant, qu'il n'en pouvait choisir aucune autre qui le fut tant que celui-là. |
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| Le sabbat des sorciers, planche originale (le 27/03/2006 à 09h12) |
Il est assis comme un bouc sur sa chaire doré, il danse le sabbat avec les filles et les femmes, et avec les plus belles, menant la danse, se mettant à la main de celles qui lui sont le plus gré, et à s'accoupler sous cette forme avec elles. Et comme il a la faculté et la permission de Dieu, de se transformer en l'animal qu'il veut, il est en degré supérieur plus laid que le plus horrible bouc que la nature ait jamais produit. Tellement que je m'émerveille, qu'il se trouve femme quelconque si vilaine , qui veuille baiser cette animal en nulle partie du corps, à plus forte raison qui n'ait horreur de l'adorer et le baiser, aux plus sales et parfois plus vergogneuses parties de celui-ci.
Mais c'est merveille que pensant faire quelque grand horreur à des filles et à des femmes belles et jeunes, qui semblaient en apparence être très délicates et douillettes, je leur ai bien souvent demandé quel plaisir elle pouvait prendre au sabbat, vu qu'elles y étaient transportées en l'air avec violence et péril, et qu'elles y étaient forcées de renier le Sauveur, la Sainte Vierge, leurs pères et mères, les douceurs du ciel et de la terre, pour adorer un Diable en forme de bouc hideux, et le baiser encore et le caresser dans les plus sales parties, souffrir son accouplement avec douleur pareil à celui d'une femme qui est en mal d'enfant, garder, baiser et allaiter, écorcher et manger des crapauds, danser sur le derrière, si salement que les yeux en devaient tomber de honte aux plus effrontées, manger aux festins de la chair de pendus, charognes, coeurs d'enfants non baptisés, voir profaner les precieux sacrements de l'église, et autres exécrations abominables, que les ouir seulement raconter fait dresser les cheveux, hérisser et frissonner toutes les parties du corps, et néanmoins elles disaient franchement qu'elles y allaient et voyaient toutes ces exécrations avec une volupté admirable, et un désir enrager d'y aller et d'y être, trouvant leurs jours trop reculés de la nuit pour faire le voyage si désiré, et le point ou les heures pour y aller trop lentes, et y étant, trop courtes pour un si agréable séjour et des amusements si délicieux. Que toutes ces abominations, toutes ces horreurs, ces ombres n'étaient que choses si soudaines , et qui s'évanouissaient si vite, que nulle douleur, ni déplaisir de pouvoir s'accrocher ni à leur corps ni à leur esprit, si bien qu'il leur restait que toute nouveauté, tout assouvissement entier et libre de leurs désirs, et amoureux et vindicatifs, qui sont délices de Dieu et non des hommes mortels.
Et par ce que de tous ces exercices qu'elles font au sabbat, il n'y en a pas un qui soit si approchant des exercices réglés et communs parmi les hommes, et moins en reproche que celui de la danse, elles ne s'excusent aucunement sur celui-là, et disent qu'elles ne sont allées au sabbat que pour danser, comme ils font perpétuellement en ce pays de labourd, allant en ces lieux, comme une fête de paroisse. |
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| Que de dire de Cicéron (le 27/03/2006 à 10h27) |
Nemo fere saltat sobrium, dit quelqu'un. Mais il se trompe, on n'y mange rien que venin et poison : ainsi on y saute et danse bien sobre de bonnes viandes, mais on est rempli d'excécables, et telles que le plus horrible animal de la terre et le plus vorace, aurait horreur de les flairer, à plus forte raison un chrétien.
jamais fille ne revint du bal aussi chaste qu'elle y est allée
Et s'il est vrai qu'on dit que jamais ni fille ne revint du bal aussichaste qu'elle y est allée, combien immonde revient celle qui s'est abandonnée, et a pris ce malheureux dessein d'aller au bal des démons et mauvais Esprits, qui a dansé à leur main, qui les a si salement baisés, qui s'est donné à eux en proie, les a adorés, et c'est même accouplée avec eux ? C'est être à bon escient inconstance et voltage : c'est être non seulement impudique voire putain effrontée mais également folle enragée indigne des grâces que Dieu lui avait fait et versé sur elle, lorsqu'il la mit au monde et la fit naître chrétienne. |
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| La forme sous laquelle on danse au sabbat (le 27/03/2006 à 13h26) |
Nous fîmes en plusieurs lieux danser les enfants et filles de la même façon qu'ils dansaient au sabbat, tant pour les déterrer d'une telle saleté, leur faisant reconnaître combien le plus modeste mouvement était sale, vilain et malsain à une honnête fille, qu'aussi parce qu'au confrontement, la plupart des sorcières accusées entre autres choses d'avoir dansé à la main du Diable, et parfois mené la danse, niaient tout, et disaient que les filles étaient abusées, et qu'elle n'eussent su exprimer les formes de danse qu'elles disaient avoir vu au sabbat.
C'était des enfants et des filles de bon âge, et qui étaient déjà en voie de salut avant notre commission. En vérité quelque unes en était dehors tout à fait, et n'allaient plus au sabbat depuis quelque temps : les autres étaient encore à se débattre sur la perche, et attachés par les pieds, dormaient dans les églises, se confessaient et cimmuniaient pour s'ôter totalement des pattes de Satan. Or on dit qu'on y danse toujours le dos tourné au centre de la danse, ce qui fait que les filles sont accoutumées à porter les mains en arrière en cette danse ronde, qu'elles y traînent tout le corps, et lui donnent un pli courbé en arrière, ayant les bras à demi tournés, si bien que le plupart ont le ventre communément grand, enflé et avancé, et peu penchant sur le devant. Je ne sais pas si la danse leur cause cela, ou l'ordure et les mauvaises viandes qu'on leur fait manger. Au reste on y danse fort peu souvent un à un, c'est à dire un homme seul avec une femme ou fille, comme nous faisons avec nos gaillardes. Ainsi elles nous ont dit et assuré, qu'on n'y dansait que trois sortes de choses, communément se tournant les épaules l'un l'autre, et le dos sur chacun visant dans le rond de la danse, et les visages en dehors.
La première, c'est la bohémienne, car aussi les bohème coureurs sont à demi-diables: je dis que ces long poils sans patrie, qui ne sont niEgyptiens, ni du royaume de bohème, qui naissent partout en chemin, faisant et passant pays, dans les champs et sous les arbres, et font des danses et batelage à demi comme au sabbat. Ainsi sont-ils fréquents au pays de labourd, pour l'aisance du passage de Navarre et d'Espagne.
La seconde c'est à sauts, comme nos artisans font en villes et village, par les rues et par les champs, et ces deux sont en rond.
La troisième est aussi le dos tourné, mais se tenant tous en long, sans se dépendre des mains, ils s'approchent de si près qu'ils se touchent et se rencontrent dos à dos, un homme avec une femme, et à une certaine cadence ils se choquent et frappent impudemment cul contre cul.
Mais aussi il nous fut dit que le diable bizarre ne les faisait pas tous mettre rangément le dos tourné vers la couronne de la danse, comme communément dit tout le monde, ainsi l'un ayant le dos tourné et l'autre non, et ainsi tous à la suite jusqu'à la fin de la danse. De quoi aucun ne se sont essayés de vouloir rendre la raison et on dit que le diable les dispose ainsi la face tournée, hors le rondeau, ou parfois l'un tourne et l'autre non, afin que ceux qui dansent ne se voient pas en face, et qu'ils n'aient loisir de se faire remarquer aisément l'un l'autre, et par ce moyen ne puissent s'entraccuser s'ils étaient pris par la justice : raison notoirement fausse, parce qu'ils se voient presque aussi bien, ou peu s'en faut, que face à face car ce demi rond qu'il font ne les éloigne guère plus loin l'un de l'autre que s'ils étaient la main dans la main lors d'une danse conforme. Mais c'est que le diable, qui n'aime que désordre, veut que tout ce fasse à rebours, ne se sousiant qu'ils se connaissent, pareillement lorsqu'il est assuré sue l'accusation de l'un fera périr l'autre.
Or elles dansent au son du petit tambourin et de la flûte, et parfois avec ce long instrument qu'ils posent sur le col, puis l'allongent jusqu'auprès de la ceinture, ils se battent avec un petit bâton, parfois avec un violon. Mais ce ne sont pas les seuls instruments du sabbat, car nous avons appris de plusieurs qu'on y ouit toute sorte d'instruments, avec une telle harmonie qu'il n'y a de concert au monde qui puisse les égaler. |
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| Que les boiteux dansent au sabbat (le 28/03/2006 à 10h37) |
Quand aux boiteux, aux estropiés, aux vieux décrépits et caducs, ce sont souvent ceux qui dansent plus légèrement car se sont fêtes de désordre, où tout parait déréglé contre nature.
Et est chose notable, que le lieu même et la terre sue laquelle ils tripudient, et trépignent ainsi les pieds, reçoit une telle malédiction, qu'il n'y peut croître ni herbe ni autre chose. Strozzi auteur Italien, dit avoir vu dans un champ à Castelnovo près de Vincense, un cercle en rond autour d'un châtaignier, ou les sorcières étant au sabbat, avaient coutume de danser, si foulé, que jamais herbe n'y pouvait naître.
Après la danse ils se mettent parfois à sauter, et font entre eux un concours pour voir qui fera le saut le plus beau, jusqu'à en faire gageur. Marie de la Parque, habitante de Handaye âgée de 19 à 20 ans, et plusieurs autres déposent qu'étant une nuit au sabbat, elles virent que Domingina Maletena, sorcière sur la montagne de la Rhune, si haute et le pied si large qu'elle voit et borne trois royaume, France, Espagne et Navarre, fit par émulation avec une autre de laquelle elles nous dirent aussi le nom, à qui ferait le plus beau saut, si bien qu'elle sauta du haut de ladite montagne jusque sur un sable qui est entre Handaye et Fontarrabie, qui est bien près de deux lieues, et que la seconde s'en approchant quelque peu, alla jusqu'à la porte d'un habitant de Handaye. Qu'elles le voyait clairement, et que la plupart du sabbat se retirant allèrent vers elles, et trouvèrent ladite Domingina qui les attendait pour recueillir le fruit de la victoire et le prix de la gageure.
Jeannette d'Abadie dit avoir vu la Dame de Martiabalsarena danser au sabbat avec quatre crapauds, l'un vêtu de velours noir avec des sonnettes aux pieds, qu'elle portait sur l'épaule gauche, et l'autre sans sonnetee sur l'épaule droite, et à chaque poing un autre comme un oiseau, ces trois derniers non vêtus et en leur naturel. Sur quoi il est remarquable, que plusieurs personnes nous ayant dit à la Saint Jean qu'un sorcier nommé Ansuperomin jouait de la flûte au sabbat, monté sur le diable en forme de bouc. Il nous dit que le diable voit parfois danser simplement comme spectateur, parfois il mène la danse, changeant souvent de main et se mettant à la main de celles qui lui plaisent le plus. Qu'elle a vu une sorcière dont elle n'a su dire le nom, prisonnière à Bayonne, sonner le grand tambour au sabbat, et le petit aveugle de Siboro le petit tambourin et la flûte.
Celles-ci ne dansent donc pas à la française, ainsi étant Basque et en meilleur disposition, elles font des sauts plus grands et ont des mouvements et agitations plus violentes.
Ceux qui ont décrit celles qui dansent à la française disent que les sorcières de Logny disaient en dansant : "har har, diable diable, saute ici, saute là, joue ici, joue là", et les autres disaient : "sabbat sabbat", c'est à dire la fête et le jour de repos, en haussant les mains garnies de balais, pour donner un certain témoignage d'allégresse, et que de bon coeur elles servent et adorent le diable, et aussi pour imiter et contrefaire l'adoration que les chrétiens font à dieu, étant bien certain que les anciens Hébreux portant leurs offrandes au temple, commençaient à danser dès qu'ils s'approchaient de l'autel.
Et David en signe d'allégresse disait en dansant "que sion maintenant s'égaie en assurance, tonnent les tambourins, les chansons et la danse des filles de Judas".
Et d'autres sonnait la harpe d'autre l'aliance. Mais en cette dévote et mystéroeuse danse, il n'y avait rien de violent ni accompagné d'indécence, et le doux élancement du corps réjouissait l'âme, et élevait le coeur au ciel.
Aussi se faisaient les danses en lieux d'honneur, remplis de joie et de contentement, parmi des personnes honorables, où les rois chantant et sonnant faisaient danser le peuple de dieu, au lieu qu'aux sabbat, on n'y voit que diables, faunes, satyres, boucs, dragons, tigres, lions, loups, ânes, chiens et chats, avec des sorcières enfumées, vieilles et défigurées, fournies de vipères, crapauds, poisons, qu'elles tiennent en délice au carrefours, et étant au sabbat le long des ruisseaux.
A quoi se rapporte le lieu d'Isaïe quand il dit que la ville de Babylone sera rasée, et que là danseront les fées, les luitons, les démons, les demi-homme et demi-ânes.
Donc cet exercice qui se fait en ces lieux n'a été pour autre raison inventé de satan, que pour faire injure à la divinité. Aussi ressemble-t-il à ce sacrifice ancien du peuple d'Israël, quand il se fabriqua le veau d'or dans le désert, après lequel ils commençèrent à boire, à manger et festiner, et se levant de là ils se mirent à chanter et danser en rond.
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| La magie vaudou (le 12/04/2006 à 12h31) |
Le vaudou est une religion qui tire ses racines d'Afrique, plus précisément du polythéisme Fon et Yorouba pratiqué dans le golfe du Bénin, à cela s'ajoutent des cultes dahoméens. Les nombreux esclaves d'Haïti, s'accomodèrent par obligation du mélange de ces divers rites, moitié religieux, moitié magique.
Le vaudou étant une religion évolutive, les rites s'adaptent et évoluent suivant les époques, ainsi à certaines occasions, ce culte admettait le cannibalisme. Voici un témoignage à titre d'exemple, en 1869, un prêtre français se mêla aux cérémonies dans la forêt, il acquit la certitude que le sacrifice dit du "chevreau sans corne" était une immolation humaine :"la foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés, la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main... Le lendemain on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête".
En magie noire contre les gêneurs, on emploie de fortes doses de calomel, du vitriol et de l'arsenic. Le contenu de ses bouteilles est destiné à des frictions sur tout ou partie du corps, ainsi Uranie explique : "le houngan a équipé une bouteille pour que la goule ne boive pas mon enfant, il a mis de l'indigo, de l'ammoniaque, du jus de répugnance, de la mort-aux-rats diluée, du jus de manioc amer, du fiel de boeuf et de la graine d'acajou rapée".
Il est évident que pour nous européens, les rites vaudou de magie noire restent ceux qui ont le plus marqués l'imagination, ils ont servis à alimenter les scénarios de cinéma et sont à la base d'une importante littérature.
Une autre croyance, certifiée par des prêtres haïtiens, est la transformation de certains fidèles en loup-garou, créature mi-vampire, cannibale à certaines occasions, dans la plupart des cas ces monstres seraient des vampires femelles qui agiraient la nuit, elles attaqueraient surtout les bébés qu'elle videraient de leur sang, il existe un nombre important de légendes qui attestent la véracité de ses métamorphoses, voici l'exemple que raconte un haïtien cultivé : "edner mondésir, flânait le soir dans les ruelles mal éclairées d'un village, quand un petit cochon vint se mettre sur son passage. Il lui décocha un coup de pied. Ce n'était pas, hélas un cochon ordinaire, et comme fasciné, le jeune homme dut suivre la bête qui l'entraîna hors des limites de l'aglomération. Désespéré, il se rappela fort heureusement une oraison que son arrière-grand-père lui avait apprise et qu'il se mit en devoir de réciter aussitôt. L'effet fut immédiat et le prétendu cochon, un baka, prit forme humaine. L'homme lui dit : mon cher, je ne vous ferai pas de mal, je vous demande juste de me donner une paire de gifles.
Il y a encore quelques années, lorsque l'on constatait la mort, l'inhumation était trés rapide, souvent l'enterrement avait lieu le jour du décès, il était trés simple pour le houngan de venir la nuit déterrer et réanimer la victime. Le but d'une telle pratique étant de faciliter l'enlèvement d'une personne, soit dans le but de la reduire à l'esclavage, soit dans le but de lui voler ses biens.
De nos jours, le vaudou est resté trés populaire à Haïti à ces rites de croyance profonde, s'ajouttent un "vaudou touristique", où de nombreux étrangers paient des sommes assez importantes pour assister à des cérémonies qui tiennent plus du spectacle que de la foi. Mais peut-on blâmer la population très pauvre d'essayer de tirer parti d'une coutume qui finalement laisse aux touristes en mal de sensations fortes des souvenirs colorés. |
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